Devoir Citoyen

espace libre pour citoyens sénégalais et d'ailleurs

COMMUNIQUE :

Il y a 100 ans maintenant, le 2 novembre 1917, Lord Balfour, Ministre britannique des Affaires étrangères,


lire la suite.......

La révélation du site Dakaractu, sur l’affaire d’une supposée rétro-commissions de 12 milliards. (Par Mandiaye Gaye)

Le mercredi 11 octobre 2017, le site ‘’Dakaractu’’ révèle, par ce titre 


lire la suite.......

Affaire dite de rétro-commissions de 12 milliards : de quel côté la vérité se situe-t-elle ? (Par Mody Niang)

Ces derniers jours, le substantiel ‘’addiya’’ d’une épouse à son époux a fait beaucoup jaser.


lire la suite.......

A MESDAMES ET MESSIEURS LES GOUVERNEURS DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (PAR MAMADOU ABDOULAYE SOW)

Contribution pour de bonnes pratiques


lire la suite.......

La moralisation et l’assainissement, du système et de la vie politique au Sénégal, sont à présent devenus indispensables et incontournables (Par Mandiaye Gaye)

Au terme de l’observation,


lire la suite.......

L’EDUCATION A LA CITOYENNETE (Par Mandiaye Gaye)

Au regard de l’actualité qui prévaut présentement dans notre pays et qui est marquée, particulièrement par la persistance d'actes inciviques qui se traduisent par la violence et par beaucoup de manquements...

de devoirs citoyens de certains d’entre nous, je vous invite à lire et à partager cet extrait tiré de mon ouvrage intitulé « La problématique de la citoyenneté au Sénégal » de la page 21 à 27, et relatif à :

Etat des lieux de la citoyenneté dans notre pays.

« Ce sont les démocrates qui font les démocraties, c’est le citoyen qui fait la république » Georges Bernanos.-La France contre les Robots

C’est avec beaucoup de regret et de tristesse que nous faisons le constat si désolant de la dégradation inquiétante de l’état de la civilité et du civisme, 50 ans après la souveraineté nationale de notre pays. Mais, si seulement, nous reconnaissions et prenions conscience de cet état de fait si déplorable, comme un frein sérieux qui plomberait le développement de notre pays, à tout point de vue, nous aurions fait un pas décisif vers les vraies solutions. Mais pour cela, il faudrait auparavant, que l’Etat assume pleinement et sans faiblesse coupable toutes ses responsabilités, en tant qu’autorité au-dessus de tout le monde. Ceci étant un préalable et la première condition à satisfaire, il reviendra ensuite aux citoyens, de respecter scrupuleusement les règles du jeu établies pour tous.

Les manquements et les violations des règles de conduite sont aujourd’hui avérés dans notre pays, au vu et au su de tous, et à tous les niveaux d’exécution. L’état de l’éducation en général et de la citoyenneté en particulier au Sénégal, est absolument désespérant. Et, il mériterait bien, qu’on lui accordât un traitement de choc sans complaisance, pour le rehausser et le ramener à la juste place qui lui sied dans une société moderne civilisée. Une société normale, fonctionne avec des normes établies, des règles consensuelles non écrites mais de bon sens et d’utilité publique, ceci en sus des lois de la République. Aujourd’hui, la valeur et le respect, de l’hymne et du drapeau national, sont presque méconnus ou banalisés par la plupart des citoyens sénégalais, en commençant par ceux-là mêmes qui nous gouvernent. Nous notons et déplorons aussi entre autres ces manquements :

L’absence de sanctions sévères par manque d’autorité ou par complaisance de l’Etat contre les comportements vandales de certains citoyens à l’égard des biens publics ; comme contre les attitudes irresponsables et inconscientes de certaines autorités qui se croient au-dessus des lois et dont le manque de civisme frôle quasiment l’animalité ; la conduite incivique rarement punie de tous ces individus, engendre très souvent des conséquences catastrophiques et tragiques, comme le naufrage du bateau Le Joola, les déraillements de trains tels que celui du Magal de Touba ou du Gamou de Tivaouane ainsi que d’autres accidents graves dus principalement à l’inobservation des règles les plus élémentaires du code de la route, de la sécurité routière, ou de la prévoyance tout court.

Au niveau des transports en commun, nous avons un parc automobiles si vétuste, que certains véhicules sont vieux de près de 100 ans et même plus, mais ils sont toujours en circulation et sur un réseau routier, complètement détérioré, ce qui provoque évidemment, les nombreux accidents mortels auxquels nous assistons impuissants tous les jours. Tout ceci, ne traduit rien d’autre que de l’incivisme caractérisé qui dépasse les limites tolérables, pour un Etat sérieux et des citoyens conscients, ou considérés comme tels, de leurs responsabilités.

L’incivisme et l’absence d’attitude citoyenne confirmée se manifestent dans la circulation routière, mais aussi partout au Sénégal, par l’anarchie et l’indiscipline. Le code de la route n’est que de pure forme au Sénégal, il n’est respecté par personne, aussi bien conducteurs que piétons. Ces conducteurs, au volant de véhicules sans immatriculation, que nous voyons circuler librement dans tout le pays au vu et au su des autorités et de tout le monde, commettent là un délit grave. Et l’Etat fait comme si de rien n’était.Les agents chargés de la circulation sont dépassés par l’ampleur du trafic et l’indiscipline des usagers de la route. En fin de compte, eux-mêmes, involontairement, participent à la perturbation de la circulation, en créant des embouteillages monstres dont ils ne peuvent plus s’en sortir, en lieu et place de décongestionner et de rendre fluide la circulation. Certaines brebis galeuses parmi eux, en profitent pour s’adonner à la corruption, en rackettant tout bonnement les conducteurs dont la plupart ne sont pas en règle. Ce qui constitue pour les policiers véreux, une belle occasion de se faire de l’argent, mal acquis.

Le défaut de feux de signalisation fonctionnels dans la capitale, Dakar, depuis plus de vingt ans, est finalement considéré comme une chose normale parce que ne préoccupant nullement les autorités étatiques. C’est incompréhensible ! Il est vraiment anachronique, qu’une capitale comme Dakar soit dépourvue de suffisamment de feux fonctionnels de signalisation adaptés à l’ère du numérique.

Là aussi, l’incivisme et le manque de culture citoyenne se sont manifestés négativement par la destruction des feux de signalisation, dès leur installation, par des chauffards, des vandales, des individus quelconques manifestants, etc., de manière délibérée, en toute impunité. C’est scandaleux de voir, combien certains citoyens manquent de respect, totalement alors, aux édifices, places publiques, jardins publics, voies publics, matériels et autres installations publics, en les saccageant et détruisant sans aucune raison. Et, ils s’en sortent toujours, comme s’ils n’avaient commis aucune faute. 

Ceci corrobore, ce qu’on entend dire parfois : « Casse tout, c’est l’Etat qui paye », comme si l’Etat était en dehors de nous, les contribuables. Ce genre de comportement devrait être sanctionné avec la dernière rigueur dans un Etat de droit organisé et rigoureux pour montrer que le bien public est sacré. Osons espérer que dans un Sénégal nouveau, nous romprons dans les premiers moments avec de telles pratiques. La tâche sera rude, c’est sûr. C’est pourquoi, il faudra solliciter les efforts de tous, pour arriver à surmonter tous ces obstacles et à éradiquer le mal à sa source. Ceci doit passer nécessairement, par une attitude citoyenne de haute portée, qui met toujours en avant, l’intérêt général et la sauvegarde des biens publics, par tous. Il faudra aussi, une législation appropriée qui sanctionnera sévèrement les comportements inciviques de certains concitoyens, de quelque bord qu’ils puissent appartenir socialement.

Toujours dans le transport public, il existe un anachronisme relatif aux taxis de ville, qui ramène notre capitale au rang de gros village. En effet, nous constatons que depuis plus de 30 ans, nos taxis sont dépourvus de compteur tarifaire pour déterminer le montant de la course. Et, cette anomalie est presque légalisée aujourd’hui, au lieu de la réparer. C’est assurément, un signe manifeste d’absence de modernisme et d’un archaïsme désuet combinés. Il en est de même des taxis clandestins, dits : « clandos », mais qui sont en fait, bien officiels, car circulant en toute liberté. La question des compteurs des taxis de ville, est un provisoire qui se pérennise parce qu’aucune disposition n’est prise ou envisagée pour remédier à une situation qui est source de conflit permanent entre les clients et les conducteurs, un casse-tête pour les étrangers qui débarquent à Dakar. Ce n’est pourtant pas la faute d’aucune des deux parties, en réalité. C’est une exigence que l’Etat doit satisfaire en pourvoyant le marché de compteurs suffisants à la disposition des propriétaires de taxi, à un prix abordable. Et le marchandage entre le client et le taximan qui est instauré aujourd’hui, ne serait plus qu’une rare exception.

Le Dakar Dem Dikk, une entreprise bâtarde de transport public dont personne ne connait véritablement la paternité et le statut juridique, n’est pas doté de suffisamment de véhicules en parfait état de marche pour combler l’immense besoin de Dakar et sa banlieue en matière de transport. Et le déficit criard de transport en commun au niveau national est une évidence même. Alors, on voit mal, comment un Etat, qui est déjà incapable de couvrir la région de Dakar en véhicules de transport en commun, puisse t-il combler ce déficit béant, mis à part tout son bavardage et sa vantardise à travers les médias ? Surtout, avec la liquidation de la régie des chemins de fer du Sénégal (RCFS), une autre erreur monumentale en matière de politique économique, au-delà du transport. Il est net et clair, aux yeux de tous, que nos gouvernants ignorent totalement le rôle primordial des chemins de fer dans l’économie nationale globalement et tout particulièrement, dans le transport des voyageurs et des marchandises. En vérité, le parti PDS devrait se traduire, comme suit : Parti de la Destruction du Sénégal, car c’est à cela qu’il s’attèle effectivement, et il porterait parfaitement bien ce nom.

L’occupation anarchique et irrégulière de la voie publique par des privés, qui pour un mariage, qui pour un baptême, qui pour des chants religieux, qui pour une conférence, qui pour un meeting, et j’en passe, est aussi une plaie qui devient une gangrène, à soigner par notre société. Elle démontre d’une part, le comportement incivique ou peu citoyen de certains Sénégalais qui se considèrent être au-dessus de la loi et d’autre part, l’impuissance notoire de l’Etat à faire régner l’ordre et la discipline sur l’étendue du territoire national. Autrement dit, à appliquer simplement la loi sans discrimination. Il s’y ajoute, les tapages de toutes sortes, nuit et jour, dans les quartiers, dans les lieux de travail, dans les établissements scolaires et hospitaliers… Tout cela sous l’œil laxiste ou complice de la police qui laisse faire sans aucune sanction. Cela confirme que notre pays baigne dans l’anarchie d’un Etat inorganisé où la loi semble être faite uniquement pour les citoyens démunis et sans protection.

L’utilisation abusive des biens de l’Etat à des fins personnelles par les tenants du pouvoir, constitue un détournement d’objectif, qui n’a rien à voir avec les services propres de l’Etat, donc un vol tout à fait qualifié. Il en est de même du patrimoine de l’Etat, qui est aussi parfois tout bonnement annexé par les tenants du pouvoir, sans aucune raison ou règle valable pouvant justifier cela. Nous assistons à la déprédation de nos biens communs par des individus cupides, portés par erreur à la tête de notre pays et ceci est malgré tout supporté par le contribuable sénégalais. On note également que certaines autorités laissent exprès des biens de la nation (bâtiments, véhicules, mobiliers, matériels de bureau… se dégrader, par faute d’entretien, alors qu’ils en ont la charge et la surveillance. Cette attitude est faite sciemment dans l’intention inavouée de les annexer ensuite ou de les brader à leurs compères.

Comme on peut le constater, nous ne sommes pas loin d’une république de privilèges pour ceux qui nous gouvernent avec leur clan. C’est quand même trop, et inadmissible, que nous, citoyens, les véritables détenteurs du suffrage universel, continuons à observer passivement une telle situation perdurer, sans que nous ne fassions rien du tout. J’estime que si nous avions conscience et à l’esprit un seul instant, que nous serons jugés demain par l’histoire et nos enfants, il reviendrait à chacun de nous, d’assumer pleinement ses propres responsabilités, en faisant simplement, un bon usage de nos droits et devoirs.

L’incivisme et l’absence de sauvegarde des biens et intérêts publics sont illustrés ici par le fait que, les services de l’Etat laissent lumières et climatiseurs des bureaux allumés en dehors des heures de travail, à l’exemple du Building administratif. Il en est de même du gaspillage de l’eau constaté dans les services administratifs, ainsi que de l’utilisation abusive du téléphone. Tout cela grève inutilement de façon exponentielle les charges de l’Etat notamment les factures d’eau, d’électricité et de téléphone, sans aucun rapport avec la qualité du service public réellement.

L’absence notoire ou l’abandon d’un programme d’éducation civique à partir de l’école primaire voire la maternelle, est une grave et regrettable lacune, un fait préjudiciable à la formation du futur bon citoyen…

Recherche

Citation

"Nous les êtres humains nous sommes coupables de nombreuses catastrophes dans ce monde, mais nous les êtres humains nous contunions à être l'espoir, et nous allons sauver ce monde avec Dieu à la proue ! "

 

"Nous voulons que le petrole Venezuelien soit utilisé pour la paix et l'amour, pour sortir plein de personnes de la misère "

Allo Président N 253

Chanmp Oicina Commune de Simon Rodriguez et Tigre, Etat d'Anzoategui, le 23 Avril 2006.

Hugo Chavez

Copyright © Devoir Citoyen 2014 Tous Droits Reservés