Devoir Citoyen

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Le discours de Donald Trump, à l’Assemblée générale de l’ONU, nous rappelle celui d’un certain Adolf Hitler, des années 30 ! (Par Mandiaye Gaye)

C’est un discours, totalement irresponsable, du début à la fin et à tout point de vue,


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Un remaniement fortement politicien, un gouvernement partisan, unijambiste et incohérent. (Par Mandiaye Gaye)

Encore de l’incohérence dans ce remaniement du nouveau gouvernement sans fin !


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Transmission au Parquet d’un rapport de l’IGE mettant en cause la gestion du Maire de Dakar : une diligence inhabituelle et suspecte. (Par MODY NIANG)

Ainsi donc, avec diligence, le président-politicien a transmis au Parquet un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE)


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Le Cercle des Soufis apprécie le dénouement heureux de la crise gambienne. (Par Serigne Fallou Dieng)

Le Cercle des intellectuels soufis salue le retour de l'ordre constitutionnel et républicain en Gambie et magnifie l'efficience de la " médiation cornélienne" détachée de passion


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Et si nous parlions des faits historiques incontestables en laissant les sentiments affectifs, de côté ! (Par Mandiaye Gaye)

En effet, quand l’amnésie, l’affection inconditionnel à l’endroit de quelqu’un,


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Transmission au Parquet d’un rapport de l’IGE mettant en cause la gestion du Maire de Dakar : une diligence inhabituelle et suspecte. (Par MODY NIANG)

Ainsi donc, avec diligence, le président-politicien a transmis au Parquet un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) qui mettrait en cause la gestion du Maire de Dakar. Je me garderai, bien sûr, de me prononcer sur le fond de cette ‘’affaire’’ puisque, n’ayant pas lu ledit rapport, je n’en connais ni les tenants ni les aboutissants. Je suis fondé, cependant, à me poser des questions sur cette diligence avec laquelle la transmission a été faite, comme sur le déclenchement immédiat de l’enquête par le Procureur de la République.

Oui, nous devons nous poser des questions sur cette diligence manifestement sélective et suspecte du président-politicien. En effet, ce dernier ferme hermétiquement les yeux sur des dizaines de rapports de l’IGE, de la Cour de Comptes, de l’Agence de Régulation des Marchés publics (ARMP), etc., qui s’amoncellent sur son bureau. Nombre d’entre ces rapports mettent gravement en cause, et depuis plusieurs années, la gestion de ministres, de directeurs généraux, de maires, etc. Ces rapports recommandent souvent l’ouverture d’informations judiciaires contre les délinquants présumés et leur limogeage immédiat. Le président-politicien a toujours fait le mort et voilà que, tout d’un coup, un rapport attire et retient son attention : celui qui met en cause la gestion d’une certaine caisse d’avance de la Mairie de Dakar.

Je fais souvent état de notre promptitude à oublier, même les scandales les plus flagrants qui alimentent au quotidien la ‘’Une’’ de nos médias, avant comme après le 25 mars 2012. Il faut le regretter et, de temps en temps, nous rafraîchir la mémoire. Des scandales, de gros scandales, nos structures de contrôle en ont toujours mis en évidence. L’IGE en particulier met souvent l’accent sur ce qu’elle appelle des ‘’cas illustratifs’’ ou ‘’actes caractéristiques de mal gouvernance financière’’ qui sont légion dans tous ses rapports. On a ainsi l’embarras du choix quand on jette un coup d’œil sur le ‘’Rapport public sur l’Etat de la gouvernance et de la Reddition des comptes’’ présenté par l’IGE en juillet 2013, comme sur ceux des années 2014 et 2015. On a mal, très mal, quand on lit ce Rapport. On a encore plus mal quand on lit ses recommandations pertinentes (pp. 151-173) et qu’on sait qu’elles ne sont suivies, en général, d’aucun effet.

Pour rappel, arrêtons-nous un peu sur le cas flagrant de la gestion catastrophique du Festival mondial des Arts nègres (FESMAN) ! A propos de cette gestion, le rapport révèle : « Prévu au départ pour cinq milliards au titre de la participation sénégalaise, la troisième édition du FESMAN a finalement coûté plus de quatre-vingt milliards (80 000 000 000) de francs CFA au Trésor public, compte non tenu des six milliards neuf cent quatre-vingt dix-neuf quatre-cent quatre-vingt-quatre mille quatre-vingt trois (6 999 484 083) francs CFA représentant la contribution des autres Etats et organismes. » Et le rapport de préciser que « l’essentiel des ressources a été mobilisé par le moyen de décrets d’avance et des ponctions de crédits destinés au financement de programmes et projets sociaux ». Ce n’est pas tout. « Le préjudice financier subi par l’Etat, poursuit le rapport de l’IGE, n’est pas encore totalement circonscrit, des opérateurs économiques réclamant toujours le paiement de leurs créances sur le FESMAN, lesquelles sont provisoirement estimées à plus de trois milliards (3 000 000 000) de francs CFA » (page 115).

Un autre acte de brigandage financier est à signaler, qui a été rendu possible « avec la complicité de l’ancien Ministre de l’Economie et des Finances et, tendant à dessaisir le Trésor public de ses prérogatives naturelles. Un simple particulier, constitué comptable public de fait, a été chargé de manipuler des deniers et de faire des règlements pour le compte de l’Etat. C’est ainsi qu’une quinze (15 000 000 000) de francs CFA empruntés et payés par l’Etat ont été logés dans le compte bancaire de la société de ce particulier, alors que ladite société n’a aucun lien contractuel avec le FESMAN » (page 116).

Le Rapport de l’IGE a été rendu public, il n’y a plus donc rien à cacher : cet ancien ministre, c’est bien Abdoulaye Diop qui passe une retraite dorée au Canada où il serait devenu citoyen d’honneur. Il est riche, très riche et, selon certains observateurs bien avertis, l’actuel Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan le serait tout autant, sinon bien plus. Quant au comptable public de fait, ce serait un certain Loum Diagne. Devant les contrôleurs de l’IGE, il serait incapable de justifier les fameux 15 milliards. L’intouchable se la coulerait douce à Touba, où il serait membre du Conseil municipal.

Le rapport de l’IGE de juillet 2013 fait état d’autres actes caractéristiques de mal gouvernance financière. Le lecteur intéressé peut s’y reporter : il aurait vraiment l’embarras du choix. Il pourrait cependant s’arrêter sur le cas de la Société africaine de Raffinage (SAR), avec les ‘’hauts faits d’armes’’ de l’ancien Ministre de l’Energie Samuel Sarr. Pour rappel, la SAR importe du pétrole brut en vue de le raffiner pour assurer l’approvisionnement régulier du marché sénégalais en divers produits finis. Le Rapport de l’IGE précise que la Société a importé en 2008 une cargaison de 122 222 tonnes de pétrole brut auprès du fournisseur Arcadia Petroleum Limited (APL), qui l’a expédié à partir du Nigeria, à bord du « M/T OLINDA ». On se rappelle que cette cargaison contenait une énorme quantité d’eau mélangée au pétrole et a été, de surcroît, importée par la SAR « dans des conditions marquées par bien des irrégularités, manquements et autres dysfonctionnements ». Ces irrégularités et autres manquements ont été décrits en détail dans le Rapport de 2013 (pp. 116-120).

En particulier, l’importation de la cargaison ‘’Olinda’’ n’avait fait l’objet d’aucun appel d’offres, ni de l’application des dispositions du Code des Marchés publics alors en vigueur, ni de l’application de la procédure interne d’appel à la concurrence de la SAR. Au total, quatorze (14) cargaisons (9 en 2008 et 5 en 2009) seront importées exactement dans les mêmes conditions et auprès du même fournisseur, pour une valeur globale de quatre cent quatre-vingt-quinze milliards trois cent soixante-cinq millions (495 365 000 000) de francs CFA. C’est énorme !

Le plus surprenant encore, c’est que le même fournisseur APL avait été choisi « sur simple instruction de l’ancien Ministre de l’Energie adressée à l’ex-Président du Conseil d’Administration de la SAR par lettre confidentielle n° 00159/ME/CAB du 05 mai 2008 ». Ce qui est plus grave encore c’est que, dans sa fameuse lettre, notre ministre demandait que « la SAR ne fasse pas d’appel d’offres pour son approvisionnement en pétrole brut, invoquant un contrat de gouvernement à gouvernement ‘’G to G’’ supposé lier le Nigeria au Sénégal, dans le domaine de la fourniture de pétrole brut ». Or, ce contrat ‘’G to G’’ n’existait nulle part à la SAR et était inconnu de tous les responsables de la Société comme du successeur de Samuel Sarr.

Le pétrole était donc importé en l’absence de tout document de commande, sur la base d’un contrat conclu entre les deux parties (le ministre et APL), le 05 juin 2008, et qui fixe un prix comportant un différentiel de 6,15 dollars US par baril. Un « différentiel excessif, comparé aux différentiels négociés avec les ‘’traders’’ à la suite des appels d’offres pour des cargaisons similaires », de l’avis des dirigeants de la SAR. Pour mieux confondre notre ministre bourreau de deniers publics, le Rapport, révèle ceci : « la Société TOTAL, par la voie d’un de ses anciens administrateurs à la SAR avait même offert de livrer à la raffinerie une cargaison de pétrole brut, moyennant un différentiel d’environ 3 dollars US par baril, ce qui n’avait pas été accepté. Le mémorandum qu’il a établi à ce sujet confirme bien que le différentiel se situait à cette période à 3,30 dollars US par baril ».

Le brigandage organisé par l’ancien Ministre de l’Energie aura donc fait perdre à la SAR, pour chaque baril de brut, la différence entre les 6,15 dollars payés à APL et les 3,3 dollars US de l’offre de vente faite par TOTAL. Cette perte « calculée en appliquant les mêmes paramètres que pour déterminer la valeur-facture de l’ensemble de la cargaison », équivaut à deux milliards cent soixante quatorze millions huit cent soixante quinze mille cent quatre-vingts trois (2 174 875 183) francs CFA.

Les contrôleurs ne se sont pas arrêtés en si bon chemin : ils ont aussi mis en évidence de nombreuses autres pertes importantes pour la SAR (pp. 119-120). En particulier, en achetant délibérément de l’eau au prix du pétrole brut, la SAR aura perdu un montant d’un milliard cent soixante-quatre millions trois cent six mille neuf cent quarante-huit (1 164 306 948) francs CFA, auquel plus de cinq milliards sont venus s’ajouter, « du fait des retards dans la fabrication de ces produits raffinés et à l’évolution moins favorable de leurs prix de vente ».

En agrégeant les différents manques à gagner, pertes et autres surcoûts, le Rapport de l’IGE estime le préjudice globalement subi par la SAR, pour la seule importation OLINDA, « au moins à neuf milliards sept cent quatre-vintg- seize millions sept cent soixante-neuf mille soixante-dix-sept (9 796 769 077) francs CFA ». Il relève aussi « la forte présomption de collusion d’intérêts avec le fournisseur APL au préjudice de la SAR, avec la complicité de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la (Société) ». Et, pour ces forfaits cumulés, « l’IGE (proposait) l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la SAR ».

Voilà, pour résumer les actes de brigandage de l’ancien ministre Samuel Sarr, qui se la coule douce entre Dakar et Touba, son refuge préféré. Il n’est inquiété ni dans ce sulfureux dossier de la SAR, ni dans celui de l’enrichissement illicite où il est en cause. Des Samuel Sarr, il y en a pratiquement dans tous les rapports de l’IGE, de la Cour des Comptes, l’ARMP, de l’OFNAC comme de la CENTIF. Il y en a au COUD, à la SAPCO, sûrement à la Poste, à l’ARTP, à la Caisse de Dépôts et Consignations, à nombres d’autres structures ayant à leur tête des amis du président-politicien.

Voilà que le président-politicien, ayant fait le mort pendant plusieurs années sur des rapports lourds de scandales, se réveille brusquement et transmet au Procureur de la République celui qui met en cause la gestion du Maire de Dakar. Lequel rapport a été établi après dix-huit mois de fouille dans sa gestion. Il y a très peu de chance que le président-politicien envoie les contrôleurs de l’IGE fouiller aussi longuement et aussi profondément dans la gestion des membres de son clan. Il ne les enverra ni au COUD, ni à la Poste, ni à l’ARTP, ni à la SAPCO, ni au Port autonome de Dakar. La diligence dont il a fait montre à l’endroit du rapport qui met en cause la gestion du Maire de Dakar est manifestement sélective et suspecte. Pourquoi ce dossier et pas les nombreux autres qui s’amoncellent sur son bureau ? Pourquoi ce dossier et pas les plus de cent vingt déposés au Parquet par la CENTIF ? Pourquoi seulement ce dossier et se garder de relancer les nombreux autres qui dorment au niveau de la CRÉI ? Quid des huit (8) rapports que l’OFNAC a transmis au Procureur de la République (sept à celui de Dakar et un à son homologue de Louga) ? Alors, pourquoi cet empressement du Parquet de Dakar à déclencher les poursuites contre le seul Maire de Dakar ? Voilà des questions dont nous ne devrions pas nous faire l’économie.

Depuis le 2 avril 2012, nous avons à la tête de notre pays un politicien pur et dur, bien plus soucieux de sa réélection que de toutes autres considérations. Qui peut en douter désormais, avec sa volonté affichée de parsemer d’épines le chemin d’un rival potentiel, voire de l’éliminer carrément de la course vers l’élection présidentielle de 2019 ? Qui peut contester que, pour arriver à ses fins électoralistes, il instrumentalise sans état d’âme notre justice ? La démission courageuse du jeune juge Ibrahima Dème du Conseil supérieur de la Magistrature devrait nous inciter, les uns et les autres, à réfléchir sérieusement sur l’avenir de notre démocratie qui a encore un long chemin à faire.

Dakar, le 21 février 2017                                                                      MODY NIANG            

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"Nous les êtres humains nous sommes coupables de nombreuses catastrophes dans ce monde, mais nous les êtres humains nous contunions à être l'espoir, et nous allons sauver ce monde avec Dieu à la proue ! "

 

"Nous voulons que le petrole Venezuelien soit utilisé pour la paix et l'amour, pour sortir plein de personnes de la misère "

Allo Président N 253

Chanmp Oicina Commune de Simon Rodriguez et Tigre, Etat d'Anzoategui, le 23 Avril 2006.

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