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espace libre pour citoyens sénégalais et d'ailleurs

Vaste purge anticorruption en Arabie saoudite, mais à quand une telle opération de nettoyage des écuries d’Augias, au Sénégal ? (Par Mandiaye Gaye)

Lorsque, le prince héritier, Mohammed ben Salmane donne une leçon magistrale


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COMMUNIQUE :

Il y a 100 ans maintenant, le 2 novembre 1917, Lord Balfour, Ministre britannique des Affaires étrangères,


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La révélation du site Dakaractu, sur l’affaire d’une supposée rétro-commissions de 12 milliards. (Par Mandiaye Gaye)

Le mercredi 11 octobre 2017, le site ‘’Dakaractu’’ révèle, par ce titre 


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Affaire dite de rétro-commissions de 12 milliards : de quel côté la vérité se situe-t-elle ? (Par Mody Niang)

Ces derniers jours, le substantiel ‘’addiya’’ d’une épouse à son époux a fait beaucoup jaser.


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Afrique, 50 ans et plus de mauvaises politiques, à telle enseigne, qu'elles seront inoubliables par ses peuples (Par Thiendella)

Mais, à quand le décollage de l’Afrique alors ? Le Malheur de l’Afrique aujourd’hui,


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Entretiens et portraits Mandiaye Gaye, écrivain militant (Au Senegal.com)

A l’occasion de la sortie le 29 mars 2017 de son essai politique « Le leadership politique en question en Afrique »

paru aux éditions Édilivre, voici en exclusivité l’entretien que nous eûmes avec Monsieur Mandiaye Gaye.

Mais laissons la parole à ceux qui le pratiquent de près : « Mandiaye se présente volontiers comme un autodidacte dont l’histoire individuelle est portée par ses engagements dans la lutte anticoloniale, puis contre le régime néocolonial qui lui a succédé après les indépendances. Il connut la prison et la clandestinité qui ont forgé en lui un patriotisme de conviction toujours renouvelé au gré des luttes inlassables pour un Sénégal libre et démocratique ».

Au vu de ses analyses courant sur différents régimes et époques, une question surgit : est-il possible de faire de la politique autrement ?

« …pas un seul instant Senghor n’avait entrevu que son pays puisse acquérir un jour son indépendance ».
« …tous les autres partis étaient écrasés et, leurs militants actifs étaient très souvent emprisonnés pour activités politiques ».
« Il faut oser le souligner clairement… au Sénégal, nous travaillons peu et mal, pour ne pas dire que nous avons tendance à tricher, plutôt qu’à travailler bien, concrètement, utilement et sérieusement ».

Ere Senghor et violences

L’ère Senghor est perçue par beaucoup comme une idéale césure dans l’histoire du Sénégal, du moins en ce qui concerne le domaine politique. Votre avis ?

Il est indéniable que Senghor fut parmi les premiers intellectuels de langue française de haut niveau de notre pays et même de l’Afrique occidentale française (AOF). Pour cette raison, le colonisateur tenait à lui au point de l’assimiler aux siens. Dans une certaine mesure, tel un cheval de Troie, il était chargé de la mission d’assimilation des peuples africains à la culture française. La preuve : pas un seul instant Senghor n’avait entrevu que son pays puisse acquérir un jour son indépendance…. Il était si assimilé aux Français que dans sa tête, il ne se prenait plus pour le colonisé qu’il était cependant, mais pour un véritable Français, rien de moins. L’endoctrinement de l’assimilation entrepris par le colonisateur avait si bien réussi chez le jeune Senghor - brillant intellectuel sénégalais devenu le premier Africain agrégé en grammaire – que pour lui, il était un Français mais à peau noire. Voilà pourquoi en son temps, il s’est toujours opposé et, à toute velléité d’indépendance et, à tout mouvement politique réclamant l’indépendance de son pays, voire de l’Afrique.

Violence contre les libertés

Engagé dans la politique, il a tout le temps travaillé pour le compte de la France et des intérêts français chez nous. A ce titre, Senghor bénéficia de l’appui sous toutes ses formes du colonisateur. Ainsi, il fut placé à la tête du Sénégal comme République et plus tard aussi, comme Etat indépendant. Il dirigea le Sénégal indépendant pendant deux décennies, en tant que premier chef d’Etat. Durant son règne, il imposa le parti unique. Ainsi, tous les autres partis étaient écrasés et, leurs militants actifs très souvent emprisonnés. Pour sauvegarder les intérêts français et leur permettre de régner en maîtres chez nous comme par le passé, il mena une guerre féroce contre le Parti Africain de l’Indépendance(PAI) qui, fut le premier parti à s’être prononcé pour l’indépendance totale et immédiate du Sénégal et de l’Afrique.

Pour cette raison, Senghor en fit alors un ennemi juré et une cible particulière. C’est ainsi que militants et dirigeants étaient pourchassés à travers le pays et arbitrairement mis en prison. A défaut de l’éliminer totalement, il le dissoudra 4 mois seulement après l’indépendance de notre pays : le 1er Aout 1960. Ainsi, toutes les forces vives progressistes et démocratiques s’opposant à sa politique antinationale ont été matées, dissoutes et, leurs dirigeants mis en prison.

Violence envers l’idéal

Evidement, un tel homme, avec sa longévité à la tête de notre pays, ne pouvait manquer de marquer de son empreinte, l’histoire de celui-ci. Mais, la vraie question, qu’il fallait plutôt poser, à mon avis, c’est celle de savoir comment il a marqué l’histoire de son pays ? Est-ce négativement ou positivement ?

Pour répondre à cette question, je dirai que Senghor est passé plutôt à coté de l’idéal dont le peuple sénégalais rêvait tant. Autrement dit, un Sénégal indépendant économiquement, culturellement, diplomatiquement, qui retrouverait ses propres valeurs et sa culture intrinsèque ensevelies par le colonisateur. Un Sénégal qui fonctionnerait dans une démocratie sans anicroche avec des institutions fortes et crédibles, doté d’une justice indépendante et équitable à la satisfaction de tous les citoyens. Un tel idéal a été totalement raté par Senghor.

Il faut reconnaitre quand même par honnêteté, que Senghor est un grand intellectuel mondialement connu. C’est, incontestablement, un homme de lettres. Et, ce n’est pas pour rien qu’il a été immortalisé par la France, qui a fait de lui un membre de l’Académie française. Mais sur le plan politique le bât blesse. Pendant tout le temps qu’il fut chef de l’Etat du Sénégal, il à travaillé inlassablement à sauvegarder les intérêts français chez nous et en général, en Afrique.

Violence carcérale

Vous avez été emprisonné, pouvez-vous nous dire dans quelles conditions et pourquoi ?

Oui, Senghor, à ses débuts, avait géré notre pays avec une main de fer, sous le régime antidémocratique du parti unique. Pendant longtemps il ne tolérait pas d’opposition légale dans le pays. A cet effet, il avait usé et abusé d’une répression féroce contre tous ceux qui avaient osé le défier lui et son pouvoir, en menant malgré les interdictions, des activités politiques. Et, la caractéristique fondamentale de l’époque de Senghor, dans les années 60 et 70, pouvait être illustrée par les nombreux emprisonnements de ses opposants politiques. Ce qui faisait que les prisons du Sénégal étaient bondées de détenus politiques opposants. Des détenus, qui n’eurent pour seul tort, que d’avoir une opinion contraire à celle de son pouvoir rétrograde et, d’oser l’exprimer courageusement et ouvertement.

A cette époque-là, j’étais un jeune militant actif du PAI [Parti Africain de l’Indépendance Ndlr]. Comme je l’ai souligné plus haut, le PAI étant dissout, toute activité, menée sous sa bannière était considérée comme illégale et frappée du délit intitulé : « reconstitution de ligue dissoute ». Alors, au cours de cette période de répression aveugle, les citoyens étaient à la merci de la Police politique et pouvaient être arrêtés et emprisonnés au moindre soupçon ou dénonciation des militants de l’Union Progressiste Sénégalaise (U PS.)

En 1965, en ma qualité d’étudiant, je revenais de Moscou pour rentrer au Sénégal. A l’époque, il n’existait pas de relations diplomatiques et moins encore, de liaison aérienne entre Moscou et Dakar. Par conséquent, la seule et unique voie obligée qui nous était offerte, était celle de l’Express Bamako-Dakar. Et l’Express, une fois arrivé à la frontière du Sénégal, à la gare de Kidira, était fouillé de fond en comble et vidé de ses passagers pour contrôle. C’est au cours de celui-ci que j’ai été arrêté et conduit à la police centrale de Dakar. Je fus accusé du délit de reconstitution de ligue dissoute, à la suite de quoi, j’ai été condamné à 4 mois de prison ferme.

Ecrits contre les Violences

Un peu partout paraissent vos contributions, en réaction aux aspects les plus négatifs de la société en général, sénégalaise en particulier. A cet effet, une discipline particulière est-elle nécessaire ?

…Depuis très longtemps je me suis imposé d’être un observateur attentif des faits négatifs jalonnant la marche de notre société. Je relève au cours de cet exercice les anomalies que je considère comme très graves... Je constate pour ma part qu’à tous les niveaux, notre société à un déficit inadmissible en matière d’éducation civique. Ce qui se théorise, se dit et se lit officiellement en matière de civisme n’est pas du tout ce qui se pratique sur le terrain. Malheureusement, ceci commence par les responsables et les autorités elles-mêmes qui, en principe, par une pratique civique orthodoxe, devaient donner le bon exemple.

Mais hélas !.. Quand dans une société le mensonge, la corruption, le vol, le détournement de deniers publics, les crimes crapules, les viols, le traitement dégradant des enfants, le faux et usage de faux, le blanchiment d’argent, etc., sont banalisés ; dans la mesure où les auteurs de tels méfaits sont pour la plupart impunis - parce qu’ intouchables - comment une telle société peut-elle éduquer ses enfants et leur indiquer le droit chemin à suivre ? Incontestablement, aujourd’hui au Sénégal, les bons repères et modèles pour les générations futures ont disparu.

Depuis quand avez-vous initié cette démarche de contribution ?

Je ne peux pas situer avec exactitude depuis quand mais je sais tout au moins que cela fait un demi-siècle. A propos de nécessité de discipline particulière, bien entendu, il en faut une. Puisque dans toute activité humaine utile pour la société, il faut nécessairement à la base de celle-ci, discipline et une organisation rigoureuse pour la conduire, sinon, elle est vouée à l’échec.

Maux du Sénégal

Selon vous, quels sont les 3 maux handicapant pour le Sénégal ?

L’impunité des délinquants à col blanc qui, depuis fort longtemps, pillent notre pays sans coup férir. Les inégalités sociales criardes et inadmissibles entre les citoyens sénégalais. L’indiscipline caractérisée ou l’anarchie notoire du comportement quasi général des Sénégalais.

Quelles sont les 3 qualités distinguant celui-ci ?

L’élégance, l’éloquence et la bonne cuisine.

L’espoir demeure t’il permis ?

Oui, l’espoir est toujours permis tant qu’il y a la vie. Mais cela exige tout d’abord qu’il faille beaucoup et bien travailler pour sa concrétisation et non pas rester les bras croisés à attendre que le bonheur vous tombe du ciel. Il faut oser le souligner clairement, à savoir qu’au Sénégal, nous travaillons peu et mal, pour ne pas dire que nous avons tendance à tricher, plutôt qu’à travailler bien, concrètement, utilement et sérieusement.

Lien pour se procurer son ouvrage :
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/816657/s/le-leadership-politique-en-question-en-afrique-ou-257dba8261/#.WNxfldIpzcs

Irène Idrisse

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"Nous les êtres humains nous sommes coupables de nombreuses catastrophes dans ce monde, mais nous les êtres humains nous contunions à être l'espoir, et nous allons sauver ce monde avec Dieu à la proue ! "

 

"Nous voulons que le petrole Venezuelien soit utilisé pour la paix et l'amour, pour sortir plein de personnes de la misère "

Allo Président N 253

Chanmp Oicina Commune de Simon Rodriguez et Tigre, Etat d'Anzoategui, le 23 Avril 2006.

Hugo Chavez

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