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Institution de prévoyance des retraités du Sénégal (IPRES) (Par Mandiaye Gaye)

Mais, est-ce que véritablement, l’intitulé qui dénomme IPRES


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LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT (Samba Sylla)

Samba SYLLA                                                                          Malika, le 27/05/2018 Quartier Alphousseynou SOW Malika SENEGAL Email :


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Présidentielle 2019 : déjà une pléthore de candidatures en tout genre. (Par Mandiaye Gaye)

Ce qui suppose d’ors et déjà une possible confusion qui pourrait obstruer une claire et exacte vision sur les candidats en lice


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Election présidentielle 2019 : Quels nouveaux profils recherchons-nous chez les futurs candidats ? (Par Tanor hiendella Fall)

A vrai dire, qui est présidentiable au #Sénégal ?


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Monsieur le Président de la République, où trouvez-vous la force de regarder encore vos compatriotes les yeux dans les yeux ? (par Mody Niang)

Monsieur le Président, le 25 mars 2012,


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THIAROYE 44 à quand la vérité ? (Par Pr Cheikh Faty Faye)

L’auteur de cette petite réflexion est un sénégalais intéressé par la question

depuis bientôt un demi-siècle a multiplié les initiatives pour aider à faire émerger la vérité.

Cependant, il a largement conscience qu’il est loin d’être le seul à chercher à faire connaître la vérité sur cette d’importance capitale pour toute l’ancienne AOF (Afrique Occidentale Française) ensemble territorial mis en place par le colonisateur français dans cet espace ouest de l’Afrique.

De nos jours, les autorités gouvernementales sénégalaises nous donnent, de par leurs initiatives et actions, l’impression que le débat et déjà alors depuis longtemps et que l’ex-métropole a tout fait pour que la vérité vraie soit connue et ceci avec le dernier occupant de l’Elysée lequel est même venu chez nous pour nous « aider à clore le débat » avec archives remises à nos gouvernants à cet effet.  Comme si ce ne sont pas les mêmes colonisateurs qui, hier ont tout fait pour que ces archives ne fassent pas éclater la vérité effective.

Pour un simple rappel de l’essentiel de la question, disons qu’en cette aube du 1er Décembre 1944, au camp militaire de Thiaroye dans la banlieue dakaroise, des forces militaires coloniales lourdement équipées et préparées effectivement à la tache coloniale, tirent sans discernement sur des tirailleurs sénégalais rassemblés par les ordres des chefs blancs de la capitale fédérale.

Ils, c’est-à-dire les tirailleurs sénégalais qui sont des soudanais, des ivoiriens, des guinéens, des nigériens, des sénégalais etc. bref des originaires des huit territoires de l’AOF… tombent massivement devant les tirs des forces du dispositif colonial appelées à exécuter la tâche du pouvoir local en appliquant la volonté venant de très loin c’est-à-dire de Paris.

Ces tirailleurs n’ont pourtant pas connu ce sort entre les mains des nazis qui les ont capturés lorsque l’armée française s’est disloquée comme un château de cartes dans ces premiers moments de la seconde guerre mondiale.

Ce que le pouvoir colonial reprochait à ces tirailleurs pour manœuvrer à les éliminer massivement, c’est qu’ils ont « osé » présenter des revendications légitimes à leurs yeux mais inacceptables pour les autorités coloniales civiles et militaires locales et de la métropole.

Le mensonge colonial est dès lors solidement organisé et articulé pour être défendu partout où besoin sera contre ceux qui « osent revendiquer ».

Si l’on passe directement au problème de fond c’est-à-dire que représente l’actuel cimetière officiel de Thiaroye objet ces dernières années d’une « attention réelle » des autorités de la République du Sénégal. Aujourd’hui qu’avant l’indépendance et aussi les années ayant immédiatement suivi celle-ci, chaque 1er Décembre voyant des forces de la gauche politique de ce pays être violemment réprimées dans leurs actions de commémoration de cet événement pour les autorités en place. C’est dire que la compréhension était loin d’être la même dans le champ politique et social de notre pays sur cette question qui est d’histoire même.

       Si nous tentons d’apporter une part de vérité à la question fondamentale elle-même, peut-on donner un crédit quelconque à la thèse des autorités selon laquelle il n’y aura, en cette aube du 1er décembre 1944, que 35 (trente-cinq) tirailleurs sénégalais tombés suite aux tirs nourris des forces françaises locales. Et ce sont ces hommes qui sont « honorés » avec les tombes du « cimetière officiel » de Thiaroye.

         En tant que chercheur et manifestant un intérêt réel à la question, Cheikh Faty Faye a en beaucoup de mal à comprendre la logique coloniale que tant de moyens matériels militaires aient été mis en œuvre face à 1300 tirailleurs sans armes et réveillés subitement au son du clairon, en pleine nuit et alignés de façon proche devant face au lourd dispositif militaire colonial locale.

Je n’insiste pas de façon particulière sur le nombre exact des tirailleurs sénégalais alignés en cette aube mais ma compréhension qu’ils soient 2000 à l’embarquement au port à Londres et seulement 1300 au débarquement au port de Dakar sur le même navire, pose des problèmes de logique quand on sait que Casablanca a été la seule escale.

Certes, après cette aube de sang à Thiaroye, les autorités politiques et militaires françaises ont fait croire que quelques 400 d’entre eux auraient refusé à l’escale du Maroc, de réembarquer. Bien sûr que ceci est très peu crédible car aucune archive sérieuse de l’époque n’a fait état de cette désobéissance militaire importante alors que ce Maroc est sous la domination coloniale française au moment de ces faits ainsi signalés.

En somme, un problème de logique est difficile à cerner que tant de forces spéciales, solidement préparées, agissent sur ordre des chefs, tirent sur des tirailleurs désarmés et rassemblés et ne font que 35 victimes. Cela aurait logiquement amené les chefs dakarois à demander des comptes aux exécutants de la tâche et logiquement à prendre des sanctions conséquentes pour ne pas apporter la preuve réelle que l’armée française manque d’efficacité devant des hommes sans armes et bien sûr, conclure que cette même armée manquera complètement d’efficacité face à un ennemi réel.  

En somme le débat sur Thiaroye va être sans fin tant que de façon effective et historique les parties concernées  c’est-à-dire les autorités civiles, politiques et militaires sénégalaises  - appuyées par celles des autres anciens territoires de l’AOF -  de manière scientifique et libre de toute influence, en relation étroite avec les autorités de même nature du côté de la France, les uns et les autres donc s’épaulent solidement pour faire éclater la vérité autour de cette question du massacre colonial de cette aube du 1er Décembre 1944 à Dakar.

Au titre de simple rappel, disons qu’une commission d’historiens avait été mise en place pour réfléchir sur cette question de Thiaroye. L’auteur de cette contribution a été membre de celle-ci placée sous la haute autorité d’un célèbre historien de la place. La réflexion, entre autres aspects, été arrivée à l’idée qu’il était impératif, pour asseoir solidement une avancée du travail, que des fouilles archéologiques soit menées dans le camp militaire de Thiaroye avant que le projet de l’autoroute à péage ne traverse celui-ci dès lors que si non, ce sera impossible de faire parler le camp car la thèse selon laquelle les victimes de ce massacre ont été enterrées dans des fosses communes à l’intérieur même du camp.

Bref, les travaux de cette commission n’ont pas connu la fin attendue dès lors que les autorités ont donné la priorité au passage immédiat du projet de l’autoroute conduit par une grande entreprise française.

En somme les historiens se sont tus et Thiaroye en tant que camp militaire aura très peu de chances de contribuer à faire connaître la vérité autour de cette question importante dans les relations entre l’ancienne métropole coloniale et les ex-colonisés d’Afrique occidentale si l’on en reste là au plan scientifique pour ne pas dire et aussi au plan politique.

Si d’aventure le choix était fait par des autorités indépendante de l’ancienne puissance coloniales, il n’est pas impossible à l’étape actuelle de faire en sorte que la vérité vraie jaillisse à ce propos. Il ne s’agira pas de parler d’émergence comme le terme est présentement utilisé de manière bien galvaudée chez nous aujourd’hui, si nous ne parlons pas de politique politicienne.

Pour un résultat crédible autour du nombre de tirailleurs massacrés au camp militaire de Thiaroye en cette aube, toute recherche pourrait être solidement appuyée par une structure bien spécialisée. Etrangère, oui donc bien indépendante de toute influence car comme le dit bien l’historienne française bien connu pour son intérêt scientifique sur la question et bien libre de toute influence car ayant longtemps apporté la preuve que son combat est bien dressé contre les falsifications historico-militaires et politiques françaises. Cette structure bien spécialisée dans les problèmes de fosses communes et travaillant gratuitement est argentine de nationalité. Armelle Mabon, maître de conférences en histoire à l’université de Bretagne sud (France) est bien affirmative lorsque ce Samedi 20 Février 2016 à Dakar même sur le plateau de l’une de nos radios de la place, elle dit bien que nous sommes en face d’un « mensonge d’Etat » que les sources françaises veulent rendre crédible. Et elles le font avec beaucoup d’initiatives diverses et coordonnées avec une précision d’orfèvre.

Incontestablement le transfert ou don d’archives fait par l’ancienne métropole coloniale à notre pays – Sénégal – n’est qu’une de ces actions car incontestablement un tri bien organisé n’a pas manqué d’être « orchestré » par des « spécialistes » appelés à la bonne tâche de l’Etat français.

Certes des chercheurs et historiens Sénégalais sont à la tâche pour faire parler les archives données par la France. Souhaitons vivement que cette éminente commission puisse faire un travail qui soit entièrement historique. Le Sénégal serait particulièrement gagnant dans ce résultat et comme tels, les 07 autres anciennes colonies de l’AOF. Au-delà de l’AOF (ex) la vérité ne manquerait pas d’apparaître aussi dans d’autres anciennes colonies de la France comme l’Algérie qui a fini par prendre l’option de lutte armée sous la direction du FLN (Front de Libération Nationale).

Mon souhait le plus ardent, c’est qu’on avance d’un pas réel cette année 2017 quand officiellement on va organiser des manifestations pour commémorer les évènements de ce 1er décembre 1944. Certes, le cimetière de Thiaroye dans lequel cette commémoration est organisée est aujourd’hui bien blanchi et bien clôturé avec gardiens à l’appui.

Mais au-delà pourquoi une équipe pluridisciplinaire ne travaillerait pas déjà à chercher à savoir s’il y a effectivement des corps dans ces fosses – peu nombreuses – bien alignées. C’est bien possible si la volonté étatique y est et si l’on prend bien son courage à deux mains devant les manœuvres fort probables du pouvoir français encore bien présent à Dakar.

Si une telle initiative devait intervenir les fouilles même à l’intérieur du camp militaire de Thiaroye se doivent d’être annoncées programmées et effectivement exécutées dans l’avenir par des spécialistes bien indépendants et pour lesquels le seul souci qui guidera sera uniquement la vérité historique. Nos morts, en seraient bien gagnants car l’histoire leur aura bien rendu un réel hommage même si c’est bien à titre posthume.

Quant aux vivants et encore intéressés par faire en sorte que la vérité historique elle-même soit connue, ce serait une véritable victoire historique pour avoir patiemment mais courageusement travaillé à prouver que Thiaroye 44 actuel est simplement un mensonge colonial et qui a fini par être mis à nu. Alors, ceux-ci diront, avec fierté, bravo.   

                                                        Par

Pr Cheikh Faty FAYE 

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Citation

"Nous les êtres humains nous sommes coupables de nombreuses catastrophes dans ce monde, mais nous les êtres humains nous contunions à être l'espoir, et nous allons sauver ce monde avec Dieu à la proue ! "

 

"Nous voulons que le petrole Venezuelien soit utilisé pour la paix et l'amour, pour sortir plein de personnes de la misère "

Allo Président N 253

Chanmp Oicina Commune de Simon Rodriguez et Tigre, Etat d'Anzoategui, le 23 Avril 2006.

Hugo Chavez

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